L’un de vos parents est-il devenu trop âgé pour conduire?
Autres articles
Des tragédies qui illustrent le problème
D’après un rapport de Transports Canada, les conducteurs âgés de 65 ans ou plus sont beaucoup plus susceptibles que la plupart des autres conducteurs de commettre une infraction entraînant une collision à une intersection. Les actualités sont malheureusement remplies de faits divers rapportant des accidents mortels causés par des personnes âgées. Bien que les cas ci-dessous soient extrêmes, ils mettent en évidence les dangers que certains conducteurs peuvent représenter en raison de leur âge :
En Californie, un homme de 86 ans a traversé à grande vitesse un marché de producteurs agricoles, tuant dix personnes et en blessant 70.
À Toronto, une dame de 85 ans a fauché une mère de trois enfants, âgée de 42 ans, la traînant sur près d’un kilomètre.
À Burlington, un conducteur de 83 ans a heurté une mère et sa fille de 13 ans sur le terrain de stationnement d’un centre commercial, les blessant grièvement. La jeune fille a succombé à ses blessures.
Votre père est-il devenu un danger public depuis qu’il a pris sa retraite? Avez-vous peur de monter en voiture quand c’est votre mère âgée qui conduit?
Se rendre compte que ses parents ne sont peut-être plus en mesure de conduire sans danger n’est jamais très réjouissant. Pourtant, qu’on le veuille ou non, notre aptitude à conduire s’émousse avec le temps : les réflexes deviennent plus lents, l’acuité visuelle et auditive diminue, sans parler des médicaments qui risquent de perturber la capacité de concentration, la mémoire et les temps de réaction.
Comment évaluer le problème?
Si vous estimez qu’un de vos proches, en raison de son âge, n’est plus en assez bonne forme physique ou mentale pour continuer à conduire, voici quelques suggestions pour aborder ce sujet délicat.
Soyez à l’affût des signes annonciateurs
Voyez comment votre mère ou votre père se comporte au volant en l’accompagnant, mine de rien, pour de petits trajets en voiture. Notez-vous des hésitations ou de la lenteur dans sa façon de conduire et une tendance à ne pas demeurer au milieu de la voie, à zigzaguer? Avez-vous remarqué des égratignures suspectes sur la carrosserie de sa voiture? Certaines personnes vous ont-elles laissé entendre qu’elles redoutaient d’aller en voiture si c’est votre père ou votre mère qui conduit?
Évitez la confrontation
Dites, par exemple : « Papa, tu sembles un peu tendu au volant aujourd’hui. ça se passe bien, la conduite? » Vous aurez ainsi plus de chances d’amorcer un vrai dialogue qu’en disant : « Tu as encore oublié de faire un arrêt obligatoire! Il serait temps que tu cesses de conduire. »
Proposez un bilan de santé
Invitez votre père ou votre mère à obtenir un bilan de santé, comprenant notamment un examen de la vue et de l’audition. Dans certains cas, il suffira de commander une nouvelle paire de lunettes pour régler le problème. Si vous en avez la possibilité, dites au médecin que vous avez noté des problèmes en ce qui a trait à la conduite automobile.
Suggérez un cours de perfectionnement
Plusieurs écoles de conduite offrent des cours de perfectionnement pour les conducteurs d’âge mûr; cela leur permet notamment de prendre conscience des effets du vieillissement sur la conduite automobile et d’obtenir des conseils afin de les contrer. Renseignez-vous auprès du Conseil canadien de la sécurité à propos du programme 55 ans au volant.
Le temps est-il venu de renoncer à conduire?
S’il est évident que votre mère doit cesser de conduire, mais qu’elle refuse, faites appel à un membre de votre famille, à son médecin, à son conseiller psychosociologique ou à son ministre du culte – bref à quiconque pourra vous aider, calmement, à la convaincre qu’il est temps de renoncer à son permis de conduire.
En Ontario, par exemple, les médecins doivent signaler les patients qui ne sont plus aptes à conduire et demander que leur permis soit révoqué, conformément à l’article 23 du Code de la route. Contactez l’organisme chargé de délivrer les permis de conduire dans votre province pour savoir si les conducteurs âgés doivent se soumettre à un examen médical ou à une évaluation de conduite.
Il ne faut pas que vos parents se sentent isolés
Pour vos parents, le fait de devoir dorénavant se passer de voiture signifie qu’ils seront beaucoup moins autonomes. Par conséquent, voyez à trouver des solutions de rechange. S’ils vivent dans un secteur où l’on peut utiliser le transport en commun, ils pourraient se procurer un abonnement. Les petites localités offrent souvent un service de transport aux personnes âgées pour se rendre à la clinique, au centre communautaire et au centre commercial. Planifiez un « service de chauffeur » avec des amis et des membres de la famille afin que vos parents aient l’assurance qu’ils ne seront pas confinés à la maison.
Plusieurs personnes âgées se sentent tout à fait à l’aise au volant
Finalement, rappelez-vous que ce n’est pas parce que vos parents ont 75 ou 80 ans qu’ils devraient automatiquement abandonner leur permis de conduire. Plusieurs personnes âgées, qui ont derrière elles une longue et solide expérience de la conduite, demeurent tout à fait aptes à conduire en dépit de leur âge.
N’oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité, toujours très utiles.
Avez-vous appriécié cet article? N’hésitez pas à lire Faites le plein de connaissances en suivant un cours de remise à niveau.
Cet article a été évalué : ![]()
![]()
![]()
![]()
Évaluez l'utilité de cet article :
*
*
*
*
*
Ajustez votre appuie-tête. Selon le Bureau d'assurance du Canada, 14 % seulement des appui-tête sont convenablement ajustés; 53% d’entre eux sont si mal adaptés qu’ils n’offrent aucune protection en cas de collision arrière.
¹Étude menée par le Bureau d’assurance du Canada, d’après les renseignements fournis par le Conseil canadien de la sécurité



